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Internet : et une carte de plus dans le jeu

Écrit par le 10 février 2014
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Une nouvelle carte de l’internet a été publiée la semaine dernière. L’occasion de me permettre, tel un cyberGarcimore ou un Gérard Majax 2.0, de faire un tour de cartes.

Restez décontrastés.

Dans leur domaine d’origine, la géographie, les cartes ont toujours été changeantes. Les terra incognita sont d’abord devenues de plus en plus rares. Ensuite, ce sont les frontières des pays qui ne restent pas en place. D’un côté le bloc soviétique et la Yougoslavie éclatent en états indépendants, de l’autre l’Allemagne se réunifie. Et au milieu de tout cela Ceylan, Bombay et Pékin deviennent respectivement le Sri Lanka, Mumbai et Beijing…

Bref, toutes les cartes de mon enfance sont à jeter, et régulièrement il faut se mettre à jour. Et dans l’avenir ça risque de ne pas s’arranger …

Au delà de la géographie, quand on parle de carte on peut penser carte mentale (mindmap) ou heuristique. D’une certaine façon, ces cartes mentales peuvent s’appuyer sur un fond géographique, réel ou imaginé.

Et l’internet ne déroge pas à la règle. D’autant qu’il se prête plutôt bien à cet exercice de cartographie. L’internet (plus exactement le web) n’est rien d’autre qu’un ensemble de sites d’une part appartenant à différents territoires et sous-territoires imbriqués les uns dans les autres (websites, blog, forum, médias sociaux, réseaux sociaux, etc), et d’autre part reliés par des chemins, des voies d’accès, les liens hypertextes.

L’inconvénient, c’est que l’internet évolue rapidement, et est donc difficile à retranscrire sans être rapidement obsolète. J’ai en mémoire l’exemple d’une cartographie subjective de la blogarchie francophone datant de 2007. Cette carte de la blogosphère n’est maintenant plus à jour (et cela depuis un certain temps déjà). Surtout que les blogs sont par définition éphémères, vivant au jour le jour.

Un blog ça meurt ou ça déménage aussi vite que ça naît. Sur la carte, c’est facilement la moitié qui n’existe plus, a changé d’adresse ou changé tout court pour un autre format que le blog. D’ailleurs depuis quelques années, on ne voit plus de tentatives de cartes blogs, forums … ou alors sur des thèmes précis (par exemple, la carte des blogs politiques).

D’ailleurs une carte de l’internet n’est pas forcément une carte de sites web. Cela peut être une carte des tweets en temps réel (et suivre à la trace qui tweete du côté de chez vous) ou pas, une carte de l’internet en fonction de son accès ou de son économie, etc …

Avant d’arriver à la carte internet/web, on croisera aussi les cartes des réseaux sociaux, des communautés en ligne, …

Enfin, on atteint la carte de l’internet. Ou pas, puisque on a franchi ses frontières depuis longtemps, et maintenant on serait plutôt aux portes du web. Et là aussi la carte se présente sous différentes formes : plan de métro, représentation fractale d’IP, carte céleste, projets subjectifs …

Et donc la carte de l’internet est représentée par un réseau soit de fortes interconnexions, soit de maille, soit en étoile, soit en lignes, soit arborescent,…

Venons-en enfin à la carte à l’origine de ce billet. Le slovaque Jay Simons est l’auteur d’une carte de l’internet. Pour qu’elle reste lisible, il s’est limité à une minuscule portion du web, notamment la partie anglophone. Jay Simons a mis en ligne récemment une carte politique du monde, et prochainement une carte des stéréotypes…

Cette carte de l’internet est divisée en deux continents.
A l’est, l'”Ancien Monde” qui met en valeur les éditeurs de logiciels, les sociétés de jeux et certains sites plus orientés vie réelle. A l’ouest, le “Nouveau Monde” se compose de deux sous-continents : au nord, les réseaux sociaux, les moteurs de recherche, les sites de vidéos, les blogs, les forums et les sites créatifs ; au sud les sites pour adultes, les sites warez et torrent.  A l’extrême sud se trouve la “Grande Terre Australe” où se sont réfugiés les sites et services en ligne obsolètes et oubliés.

En dehors de la carte, il y a des cartouches avec les chronologies d’Internet et des sites web, le Top 500 Alexa, et des représentations de planisphères où sont représentés la surveillance par la NSA, la pénétration d’internet, les réseaux sociaux les plus répandus, les navigateurs internet les plus utilisés.

L’échelle entre le trafic d’un site web et sa taille n’est pas exacte, mais les sites sont généralement dépeint en fonction du rapport avec celui-ci.

C’est un sacré et beau boulot que Jay Simons a fait là. Une belle carte. Mais, elle ne concerne que les sites anglo-saxon, et personnellement j’ai du mal à m’orienter dans cette carte.  L’intérêt de cette carte n’est pas de s’y retrouver mais de s’y balader, de flâner et de découvrir les sites via leur voisinage d’avec ceux que l’on connaît déjà.

C’est un bel objet. Quant aux futures mises à jour, je me demande combien de temps il faudra pour que l’auteur se lasse et se tourne vers des projets qui lui tiennent plus à cœur.

Une carte de l’internet ne peut pas et ne doit pas être exhaustive. Idéalement, pour être pratique, elle devrait être complète et synthétique. Et c’est là que ça commence à coincer, ne serait-ce que parce que cela implique une part non négligeable de subjectivité.

Aussi dans un souci de simplicité, j’opterai pour une carte plus dépouillée et pourtant forte de sens, celle du Triangle des Bermudes de la Productivité.

Toutes les sources (et plus encore) sont ici

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