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Infobésité : le régime minceur eMandarine

Écrit par le 17 juin 2013
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Que ce soit dans la vie personnelle ou dans la vie professionnelle, nous sommes tous plus ou moins sujet à l’infobésité  (information overload en anglais), et victime de la chronophagie inhérente. Nous accumulons les e-mails, les flux RSS, les newletters, les fichiers… Et malgré l’ajout régulier de téraoctets, nos disques durs se remplissent rapidement.

D’ailleurs l’infobésité est non seulement une question de quantité mais aussi de qualité puisqu’il s’agit d’un excès d’informations souvent non pertinentes. On le sait, trop d’infos tue l’info.

Le mois de juin est la période idéale pour faire le point et mettre l’ordinateur et soi-même au régime informatif. Cela permettra d’ajouter sereinement les quantités de photos et vidéos au retour de vacances et de partir d’un bon pied professionnellement à la rentrée.

 

 

Peut-être qu’après avoir calculer votre indice d’infobésité vous ruerez-vous sur les quelques modestes conseils qui suivent.

 

Éviter de se (faire) gaver

Qui n’a pas ragé sous la réception en masse de courriels ?! Des newsletters quasi-quotidiennes, des e-mails sans titres, du matraquage de publicités … sans parler des blagues de Toto forwardées ou des PowerPoint plombants de chatons mignons.

Dans un premier temps, le plus simple est de faire un tri parmi le superflu, se désinscrire des newsletters, désactiver les notifications (en provenance de médias sociaux, newsgroups, forums, …).
Ensuite il faut automatiser le tri. Créer et gérer les filtres du client mail afin de diriger les courriels directement dans les dossiers prévus à cet effet (famille, collègues, amis, loisir 1, loisir 2, …, intérêt 1, intérêt 2, …) libèrent la boîte de réception et facilitent la lecture des mails.
Enfin, l’utilisation du moteur de recherche (du site ou du client messagerie) permettra de trouver des informations dans des mails ignorés auparavant.

Quant au spam, c’est à utiliser avec modération. Définir des mails sollicités en tant que spam par choix de facilité, c’est le moyen de louper de futurs mails susceptibles d’être intéressants.
La mise en spam sera d’ailleurs peut-être le seul choix pour certains envois de mails dont la désinscription semble impossible.

 

Bien choisir son alimentation

Il s’agit de trouver LA bonne info, et VITE. Il est donc judicieux de savoir mener au mieux sa recherche sur les moteurs, et donc d’utiliser la recherche avancée : expression exacte, opérateurs booléens (ET, OU, SAUF), champs de recherche (titre de la page, URL, site, …) …

Parfois, il faut choisir un moteur approprié à la recherche, objectif (pour être hors de sa “bulle de filtres” et conserver son esprit critique) , voire des outils pour faciliter certaines recherches spécifiques.

En ce moment, avec la disparition à venir de Google Reader, c’est l’effervescence dans le petit monde des agrégateurs de flux RSS et les alternatives se bousculent au portillon. C’est le moment ou jamais de réfléchir à sa façon d’utiliser les flux RSS et de choisir l’agrégateur optimal le mieux adapté.

Pour trouver la bonne info, les médias sociaux ne sont pas en reste, en particulier les réseaux d’intérêts, la curation de contenus et le partage de favoris. La frontière est flou entre ces médias, mais on peut donc distinguer :
– les réseaux d’intérêts : organisation par intérêt, donc par  thèmes. En dehors de CircleMe, on peut aussi considérer Pearltrees comme un réseau d’intérêts, avec la possibilité de laisser des commentaires, de travailler en équipe, et dont la présentation sous forme d’arborescence fait penser à un annuaire,
– le partage de favoris (ou social bookmarking), permet de stocker, de classer, de chercher et de partager ses liens favoris. Des liens dignes d’intérêt (d’où la proximité avec les réseaux d’intérêts).
Ce genre de services sont nombreux : Diigo, Reddit, Digg, Delicious, Stumbleupon, …
la curation de contenus consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du web pour une requête ou un sujet donné. Pour ce faire, on a le choix entre Scoop.it, Paper.liScoopeo et Storify.

 

Faire du sport, muscler son ordinateur

Rien de plus énervant qu’un ordinateur qui galère à retrouver une information ou un fichier que vous le savez détenir.

Sans chercher à obtenir une machine de compétition, il faut tout de même optimiser les performances de l’ordinateur, avec un nettoyage du registre, la suppression des fichiers inutiles, etc, (Ccleaner), et/ou une défragmentation (Disk-speedup ou Defraggler).
Une fois l’ordinateur en forme olympique, il est finalement préférable de trouver une alternative à l’outil de recherche de Windows.

Freeplane est un logiciel de création de carte mentale. Mais il permet aussi de faire une image de dossiers voire de disques durs sous forme d’une carte avec les dossiers pour branches et  les fichiers pour feuilles. La recherche sur le logiciel permet de localiser rapidement les fichiers cherchés d’après leurs noms (y compris sur des disques durs, clés USB ou cartes flash non connectés à l’ordinateur).

 

Bien digérer l’info

C’est savoir bien la classer, bien la ranger.
Pour les favoris internet (ainsi que l’historique, les onglets, …), Xmarks (anciennement Foxmark) est une extension qui les synchronise entre différents ordinateurs, différents navigateurs et différents OS. En plus de cela, il est possible de gérer les favoris sur le site et de faire une recherche des doublons pour les supprimer.

 

Pocket (ex ReadItLater), autre extension, permet de gérer son grignotage informatif et de mettre les pages internet de côté, de les synchroniser pour consommer au moment et à l’endroit que l’on choisit. Dans le même style, on trouve  Instapaper ou Readability.

L’export de pages internet ne doit pas être négligé non plus. L’export d’une page web complète en html donne un fichier html ainsi qu’un dossier (plein d’images, de script,…). On peut simplifier en exportant en mht (pas forcément lisible partout), ou pdf (difficile à gérer et modifier).

Le format epub, format d’ebook, est de plus en plus lisible, et pas seulement sur les liseuses puisque des extensions permettent de le lire sur navigateur internet. De plus le fichier epub est à la base un fichier archive zip donc qui peut être ouvert par un logiciel comme 7zip.
Wikipedia par exemple propose d’enregistrer un ou plusieurs articles dans ce format.
GrabMyBooks est une extension qui permet de faire une sauvegarde de plusieurs pages, extraits de page ou de flux RSS en un seul fichier epub, modifiable ultérieurement.

 

Pour les fichiers en général, il faut faire simple pour ne pas se retrouver noyé sous les quantités :
– nommer les dossiers comme des extensions : Abk = audiobooks, Ebk = ebooks, Emg = e-magazines, Log = logiciels, Doc = documents,  Img = images et photos, Job = douments professionnels, Pod = podcasts, Vid = vidéos, Zyk = musique, … Facile à retenir de nom, les dossiers provenant de supports distincts fusionneront.
– nommer les fichiers intelligemment : un nom d’une part explicite qui informe clairement du contenu du document et d’autre part empêchant tout confusion avec un autre fichier ; la date AAAAMMJJ (année-mois-jour) en début de fichier permet un classement chronologique systématique,
– réduire le nombre de fichiers (mais pas forcément la taille) en les archivant : regrouper des images et archiver les (en compression normale) puis renommer l’extension en cbz pour un fichier zip, en cbr pour un rar, en cb7 pour un 7z. Ce fichier pourra être notamment lu par Calibre cité plus haut.
Pour la musique, c’est encore plus simple. Foobar 2000, lecteur audio, austère mais complet, peut lire la musique contenue dans des archives (zip ou rar). Vous pouvez n’avoir alors plus qu’un fichier par album au lieu d’un par morceau de musique.

Pour vous y retrouver dans tout vos fichiers, pensez aux logiciels de gestion de collection : Calibre (ebook) Retro CD (musique), … Ils exploitent les métadonnées et facilitent le rangement et le “dérangement”.

 

Supprimer la masse excédentaire

Il s’agit ici de gagner de la place, en compressant mais aussi en supprimant les doublons.

Avec le nomadisme technologique, le plus simple est de supprimer les doublons à la source, et ne travailler que sur un seul et même fichier, quelle que soit la machine sur laquelle on se trouve. On a notamment le choix entre d’une part le Cloud et utiliser des WebApp, et d’autre part une clé USB avec des logiciels, voire un système d’exploitation, portables. L’inconvénient est pour le premier la nécessité d’avoir une connexion internet disponible, pour le second d’être sûr de la compatibilité de l’ordinateur hôte.
Dans la même idée, le travail collaboratif (partage et modification d’un fichier par plusieurs utilisateurs dans un même temps) est à privilégier. Allez voir du côté de Framapad, Google Drive, Mindmeister

Et si les doublons existe malgré tout, il existe des logiciels pour les supprimer. L’un d’entre eux, CloneSpy trouve les fichiers en double en fonction de leurs noms, tailles et/ou sommes de contrôle. Ce dernier critère permet de différencier deux fichiers de mêmes nom et taille, mais dont l’un pourrait être éventuellement corrompu, et donc d’éviter de supprimer un bon fichier et garder le mauvais. Ce qui est pire que l’infobésité doit sans doute être l’infodiarrhée…

 

Oser le jeûne 

Êtes  vous accro à l’info ? Combien de temps pouvez vous passer loin de la  télévision, de l’ordinateur, du smartphone ? 1 heure ? 1 jour ? 1  semaine ? 1 mois ?

74% des personnes disposant d’une connexion à internet à domicile se connectent tous les jours ; 41 % des internautes déclarent avoir du mal à se passer d’internet plus de 3 jours, mais 62% des français ont envie de se déconnecter. Et vous ?

On peut dire que c’est la partie la plus drastique de ce régime. Celle des digital detox, ces personnes qui, pour une raison ou pour une autre, décident de prendre le large, loin de toute connexion, de toute tentation. Et reprendre le contrôle.

L’infobésité, ce peut être alors aussi de la boulimie, une addiction, … qui a même un nom, le syndrome de FOMO (Fear of missing out, peur de manquer, sous-entendu, l’info). Et les victime de ce syndrome sont apparemment souvent des accros aux réseaux sociaux.

Alors que faire ? Aux États Unis, il y a le “National Day of Unplugging“, le jour national de la déconnexion. Un jour sans se connecter : de l’homéopathie ?

Mais d’autres ont senti qu’il y avait un filon à exploiter : centres spécialisés de cure, hôtels et lieux de vacances sans connexion, logiciels bloquant la connexion pendant un temps donné ou à des sites spécifiques, …

Et depuis quelques années, les annonceurs publicitaires communiquent d’ailleurs sur cette tendance pour des marques comme Coca-Cola, Diesel, Burger King, …

Mais attention au retour de cure avec le risque de se retrouver submergé par une avalanche d’infos, d’e-mails, de news en attente, prêts à déferler.

En conclusion

Ce régime en 6 points n’est pas la panacée, ce ne sont que de bonnes habitudes alimentaires informatives à prendre, ou plus exactement à adapter à chaque cas.

De toute façon, il existe beaucoup d’outils d’aide à la gestion des flux d’information, que ce soient des astuces, logiciels, webapps ou plug-ins, dont des payants bien-sûr …

Et à l’instar des régimes alimentaires, il y a quantité de méthodes de régimes informatifs, des plus catégoriques par un ménage par le vide aux plus graduelles.

Donc le meilleur conseil : infobèse ou pas, faites vous d’abord plaisir.

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