Linguistique

Que la lumière soit …

Écrit par le 2 juin 2007
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… et la lumière fut !
ampoule.jpgC’est bien la mise en place de ce site qui m’inspire une telle citation, bien que la conception de celui-ci m’ait pris bien plus de 7 jours ! Cette citation biblique « Que la lumière soit, et la lumière fut » (gènese chap 1), tout le monde la connait, elle fait partie de notre culture sociale. Le fait qu’elle soit exprimée ici, de ma part, rien à voir avec la quelconque orientation mystique de ce site . Mais plutôt linguistique: L’idée de lumière dans ce contexte rejoint celle du divin. D’ailleurs « Dieu est lumière » (Jean chap 1). Voici où je voulais en arriver.

Si l’on s’en réfère à l’étymologie en remontant bien loin dans le temps, l’origine du mot « dieu » signifie lumière. Ce qui ferait de l’expression « dieu est lumière » une bien jolie redondance sémantique.


« dei » equivaut en indoeuropéen à « briller », le soleil brille lorsqu’il fait jour. La lumière diurne est une divinité forte et respectée. « Dyew » pour les indoeuropéens est le dieu du jour lumineux. Le nom de cette divinité a donné les mots :

* « Dyaùh » en sanscrit : ciel lumineux
* « Zeus » en grec : de « diwos » devenu « dios » pour finalement devenir « Zeus » avec la prononciation grèque.
* « Ju » que l’on retrouve dans le latin « Jupiter » (de « Ju Pater » littéralement « père du jour »),
* « di » que l’on retrouve tantôt comme préfixe ou comme suffixe dans les jours de la semaine « lundi, mardi, mercredi, etc. » Il signifie « jour », on le retrouve dans le mot « diurne » et dans les espagnol « dia », et peut être dans les mots anglais « day » allemand « tag » bulgare « den ».

Comment la lumière du jour peut elle devenir le terme générique designant tous les dieux existants ? C’est assez simple, pour les premiers humains diurnes (ils l’étaient quasiment tous à l’époque sauf le samedi où ils allaient tous en discothèque !) la lumière du jour s’opposait à l’obscurité de la nuit. Et la nuit représentait beaucoup de crainte que le jour naissant faisait disparaitre.

La lumière, celle du jour, devenait protectrice et à cette époque les dieux appartenaient encore à la nature. Cette représentation divine fonctionne de pair avec les degrés de civilisation et de leur compréhension de la nature.

* Néolithique : On la respecte la nature, on la craint, on la représente.
* Egypte : la nature se mélange avec l’homme, des dieux mi-hommes mi-animaux. Cette représentation montre déjà une certaine compréhension des faits naturels, sans pour autant les dominer.
* Grèce : les dieux sont à l’image de l’homme.
* Jusqu’au monothéisme : qui supprime tous les dieux de la nature et construit un dieu à l’apparence humaine qui régit tout. L’homme est à l’image des dieux. La nature s’efface peu à peu dans cette représentation du divin.

De la représentation naturelle de la lumière nait celle des divinités protectrices. De de la relation à la nature divine nait celle de la suprématie de l’homme.

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